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© 2016 Kim Goyon Graphisme

L'histoire des Jolis Bonheurs

March 24, 2018

Voici mon deuxième article sur le Blog. J’ai eu envie de lancer ce blog pour établir un contact à vous qui me suivez sur les réseaux sociaux. J’ai envie de partager avec vous mes petits bonheurs, mon approche de la vie, des moments spéciaux et précieux. Mais je ne me voyais pas commencer ce blog sans me présenter à vous, et vous expliquer l’histoire des Jolis Bonheurs. J’ai voulu commencer par le début (très original n'est-ce pas ?!).

 

Je m’appelle Géraldine, j’ai 33 ans, je vis en région parisienne. En 2014 j’ai vécu une année qui allait bousculer ma vie, qui allait me faire évoluer, avancer vers moi,  sans que je ne m’en doute (sinon ce n'est pas drôle hein !!). 

 

Mais que s'est-il passé en 2014 allez-vous me demander ?! Pour commencer, cette année là, je me suis mariée. Alors cela peut paraitre anodin, mais ça a été pour mon mari et moi plus qu’une simple fête à organiser. C’était un projet de vie, notre premier projet de famille. Nous avons réalisé tous les deux que nous voulions passer notre vie côte à côte, fonder une famille, construire quelque chose de fort qui allait pouvoir traverser toutes les tempêtes de la vie. Cela m’a permis de faire le point sur ma vie, de retrouver mes valeurs profondes, et de me rappeler où était l’essentiel.

 

En 2009, J’ai été diplômée d’une école de commerce. Depuis le début, je travaillais dans les Ressources Humaines et j’étais bien motivée pour me construire une belle carrière qui rendrait fière mon entourage, et surtout mes parents ( il faut dire ce qu’il est !). J’ai tout mis en oeuvre pour réussir, pour apprendre vite, évoluer et avoir un salaire confortable qui augmente chaque année. Pour moi, la réussite c'était ça. Résultat des courses, j’ai atteint l’objectif que je m’étais fixée : l'année de mes 30 ans j’ai été promue responsable d’une équipe, au sein d’un grand groupe international, j’avais un bon salaire et un bureau fermé (détail qui a toute son importance, ceux qui travaillent en open space comprendront je pense !!). Bref, j’ai atteint le « Graal » (oui je suis fan de Kaamelott...)  l’été 2014, le même été où je me suis mariée. Donc sur le papier, j'avais tout pour être HEU-REU-SE. 

 

Sauf qu'à partir de là, ma carrière m’a semblé fade et sans aucun sens. J’ai été très perturbée de voir que le fait d’avoir enfin atteint mon objectif me rendait si triste. J’en voulais à mon job et à cette entreprise de ne pas respecter mes valeurs personnelles, de me prendre toute mon énergie et mon temps, au détriment de ma vie de couple. Malgré tout, je ne voulais rien changer, par peur du regard des autres et de décevoir mon entourage.

 

Et puis six moi plus tard,  j’ai perdu un être très cher, cela a provoqué comme un coup de tonnerre en moi. Perdre une partie de ma famille, côtoyer la mort de si près m’a rappelé de manière très brutale que la vie est courte et que tout peut s’arrêter demain. Pour autant, je n’était pas encore prête à tout remettre en question et à abandonner ce que j'avais construit depuis quelques années.

 

Mon dernier coup de pied au c** a été donné par mon corps. Ma tête ne voulait pas entendre mes émotions et ma petite voix intérieure depuis quelques mois, alors mon corps a pris le relais, pour que je me décide enfin à m’écouter et à agir. J’ai donc eu tout un tas de symptômes légers et plus soutenus, qui m’ont fait ouvrir les yeux sur la souffrance que je m’imposais. 

 

Parce que oui, c’était moi qui m’imposais cette vie, cette carrière, ces choix qui ne me correspondaient plus. J’avais beau en vouloir à mon entreprise, à ma chef, à mes collègues, je m’était mise dans cet état toute seule, et j’étais la seule à savoir quoi faire pour  en sortir. J'ai réalisé que j’étais responsable de ma vie et que c’était à moi d’arrêter de me faire souffrir, et à moi de faire ce qu’il y avait de mieux pour moi-même !

 

Le 24 mars 2015, j’ai donc décidé de reprendre ma vie en main et de quitter ce job qui ne correspondait plus à la vie que je voulais bâtir.  Je ne savais pas encore ce que j’allais faire après. Je savais qu’il me faudrait du temps pour souffler, me retrouver et prendre des décisions. 

Rapidement, pendant ma convalescence, l’envie de faire des choses avec mes mains est arrivée, comme une évidence. Je me suis mise à faire des bijoux et de la couture. J’ai toujours adoré ça, et à ce moment là de ma vie, cela m’a apporté une grande sérénité, un calme, une douceur dont j’avais besoin. 

Je ne vais pas vous faire croire que quitter mon entreprise a été facile, je dirais même que c'est la chose la plus dure que j'ai eu à faire (et pourtant j'ai couru plusieurs semi marathons !!) . J’ai mis un an à signer une rupture conventionnelle. Une année qui m'a semblé si longue, avec des hauts et des bas. J’ai eu des périodes sombres.

Pendant ces moments difficiles, une chose me faisait tenir la tête hors de l’eau : les petits bonheurs de la vie. J’ai décidé, pour traverser ce tunnel, de m’accrocher à tous ces petits bonheurs quotidiens, qui étaient là partout autour de moi. 

Ouvrir les yeux sur ces petits plaisirs, leur faire une place importante dans chacune de mes journées, les savourer, est ce qui m’aura permis de sortir plus grande de ces épreuves et de me reconnecter à la vie et à moi-même. Quand on a l'impression de perdre le contrôle, quand les mauvaises nouvelles déferlent, les petits bonheurs sont toujours là, quoi qu'on en dise. C'était une forme de stabilité dans le chaos que je traversais, des gouttes de pluie qui me rafraîchissaient dans ce désert interminable. 

 

Et ils sont si nombreux ces petits bonheurs : un thé chaud sur mon canapé, un carré de chocolat, une balade en forêt,  écrire une lettre à quelqu’un de cher, une séance de sport, un fou rire avec mon chéri, un sourire à un inconnu, un thé avec une amie, une soirée sushis, une sortie au cinéma, une sieste au soleil, un apéro entre amis, un bouquet de fleurs, trainer au lit le dimanche matin, un brunch, un ciné en plein air, être face à mer … la liste est longue…. Savourer ces petits bonheurs, c’est avoir de la gratitude pour tout ce que la vie nous offre. Le bonheur passe par eux ! Il ne faut pas attendre les grands bonheurs pour vivre pleinement. Les grands bonheurs d’une vie sont forts, puissants, mais ils ne sont pas quotidiens. 

 

Les petits bonheurs, eux, sont là, tout près, qu’on aille bien ou pas, ils illuminent notre quotidien. 

 

Voila pourquoi j'ai appelé ma marque de bijoux Les Jolis Bonheurs, en octobre 2016. Je voulais rendre hommage à tous ces petits plaisirs dont on ne se lasse pas et qui rendent la vie si belle. C'est grâce à eux que je suis heureuse chaque jour, et je suis ravie de les partager avec vous, à travers ce blog. 

 

 

 Je finirai en citant le Dalaï Lama : "La sensation d'être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l'absolu, mais de notre perception de la situation et de notre capacité à nous satisfaire

de ce que nous avons."

 

 

 

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